Petit
guide sur les connaissances de base de nos pensionnaires caprins
Présentation générale des caprins
Généralités sur les chèvres
Les chèvres (Capra hircus) sont des mammifères herbivores ruminants, appartenant aux ongulés (marchant sur deux doigts). Elles comptent parmi les premiers animaux à avoir été domestiqués, il y a 10 000 ans, au Moyen-Orient. Le mâle est appelé le bouc et les petits, les chevreaux et chevrettes. Les chèvres sont des animaux grégaires et sociaux qui vivent en troupeau.
Les chèvres ont une durée de vie de 15 à 18 ans environ. En France, elles sont surtout élevées pour leur lait, qui sert à la fabrication de fromages.
Il existe de nombreuses races caprines. Parmi les plus connues, on peut citer l’alpine, la saanen, la poitevine, la pyrénéenne, la rove, la corse ou encore la chèvre naine.
Les chèvres sont souvent utilisées en éco-pâturage pour défricher des espaces naturels ouverts, comme des pelouses sèches ou des landes. Un éco-pâturage est une méthode de gestion des espaces verts et naturels par l’intervention d’herbivores domestiques.
De plus en plus de particuliers achètent également des chèvres « de compagnie », en partie pour entretenir leur terrain.
Focus sur la santé caprine
Comme pour tout animal, il est important de savoir reconnaître les signes d’un potentiel problème de santé. Tout d’abord, un comportement inhabituel doit alerter. Parmi les changements comportementaux des caprins, on peut trouver :
- Gémissements ;
- Bêlement insistant ;
- Tendance à s’isoler ;
- Dos rond ;
- Mouvements inhabituels des oreilles ;
- Difficultés ou refus de manger et/ou de boire.
Les chèvres sont en général actives et joueuses, mais chacune a son caractère. Une bonne connaissance de chaque individu permet de déceler rapidement une maladie sous-jacente.
La température corporelle moyenne d’une chèvre se situe entre 39 et 40 degrés. Une température plus basse ou plus élevée doit donc alerter.
Une diarrhée est le signe d’une infection ou d’une inflammation au niveau du système digestif. Cela peut être dû simplement à un changement d’alimentation trop brutal. Mais cela peut également être causé par une maladie comme la coccidiose (infection par des parasites, contagieuse).
Les chèvres peuvent également être sujettes à des problèmes urinaires comme les calculs rénaux ou les infections urinaires.
Il existe évidemment beaucoup d’autres problèmes de santé possibles chez les caprins. Quel que soit le souci, en cas de doute, il ne faut pas hésiter à consulter un vétérinaire compétent en caprins.
Besoins
essentiels des chèvres
Alimentation spécifique aux chèvres
La chèvre est un ruminant : elle possède quatre estomacs. Dans un premier temps, elle avale grossièrement ses aliments puis les régurgite pour les mâcher : c'est ce que l'on appelle la rumination. Elle les avale de nouveau ensuite, ils passent directement alors dans un autre estomac où se poursuit leur digestion. Elle se nourrit de toutes sortes de végétaux sauvages ou cultivés. En résumé, l’alimentation de la chèvre se compose de :
- Herbe (pâture)
- Foin sec
- Branchages et feuilles
- Pierre à sel et minéraux
- Eau
Les chèvres nécessitent moins d’espace que les chevaux, ânes ou bovins. Il faut compter environ 500 m² de prairie pour nourrir un animal en pâturage et la surface équivalente pour la production de foin. Pour une paire de caprins, 1 000 m² suffisent si l’on achète le foin pour le nourrissage hivernal. En effet, la chèvre étant un animal grégaire, elle doit vivre avec des congénères pour assurer son bien‑être.
La consommation de foin en hiver est similaire à celle des moutons, mais les chèvres continueront d’en manger un peu pendant la bonne saison, même en présence d’herbe, car elles ont besoin de fibres. La pierre à sel est également nécessaire pour leur apporter les minéraux indispensables à sa bonne santé.
Environnement, bien-être et soins de base des chèvres
Les chèvres doivent disposer d’un abri qui tienne compte de leur caractère « cascadeur » : elles pourraient bien passer plus de temps sur le toit plat d’un abri qu’à l’intérieur de celui-ci ! Les clôtures seront renforcées pour éviter les fugues, et les arbres devront être bien protégés si on ne souhaite pas qu’elle mange l’écorce et les feuilles.
Installer des enrichissements dans leur pré est également une bonne idée pour satisfaire leur besoin de grimper et sauter. On peut construire de simples plateformes avec du bois de récupération. Il faut juste veiller à ce que le dispositif soit assez solide et sans risque de blessure pour les animaux.
Les chèvres ont besoin d’un entretien régulier de leurs sabots. En effet, le sol des prés ne permet pas une usure suffisante par rapport aux rochers escarpés de leurs lieux d’origine. Des onglons (les onglons sont les sabots des ruminants) non entretenus peuvent occasionner des boiteries dues à une déformation de la patte, une pourriture du sabot et des maladies infectieuses. Le parage est à effectuer environ tous les 3 mois. Les excroissances seront taillées, et la corne rafraîchie. On peut se faire aider par un vétérinaire ou un maréchal-ferrant si besoin.
Beaucoup d'espèces de chèvres sont victimes d'infestations parasitaires. Il est donc recommandé de les vermifuger pour éliminer les vers intestinaux et de les traiter contre les puces, tiques et autres parasites externes.
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Sources :
https://www.terrevivante.org/contenu/comment-accueillir-les-animaux-domestiques-les-chevres
https://vigiferme.org/criteres-d-evaluation/besoins-specifiques-des-differentes-especes/besoins-des-chevres
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A8vre#
https://www.lepreduclocher.fr/alimentation-chevre/
https://www.domaine-des-tourelles.com/fr/joomla-fr/jce/infos-conseils-astuces-tout-sur-la-chevre-miniature/divers/races-de-chevres
https://ffecopaturage.fr/ecopaturage/
https://www.supervet.expert/maladie-chez-la-chevre/